Les parcs d’activités, enjeux forts du développement économique

Actualités et conseils sur les carrières en méditérannée
Territoires
Publié le vendredi 11 décembre 2015
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Certaines agglomérations tirent leur épingle du jeu à grand renfort de parc d’activités, clés de l’attractivité économique et du maintien de l’emploi de proximité. 

Arôma Grasse réunit professionnels du parfum, des arômes, des cosmétiques de la pharmacie et des biotechnologies.© DR

 

Pour créer un tissu d’entreprises créatrices d’emplois, les territoires ont recours aux parcs d’activités qui favorisent le dynamisme économique local. Dans le Var, le parc d’activités du Plateau de Signes accueille actuellement 150 entreprises dans les filières agroalimentaires, santé/bien-être, mécanique et aéronautique. De grandes structures comme Coca-Cola Midi SAS, Ipsen Pharma biotech, Oreca ou Evaliance ont profité de la période de défiscalisation proposée à l’ouverture au début des années 90 pour s’y installer. Le Businesspark génère ainsi 2 000 emplois directs et possède encore un potentiel de 2 000 emplois supplémentaires. « Il reste moins de la moitié de la surface à commercialiser, soit 80 hectares, précise Corinne Chabre, responsable de l’Antenne de développement territorial de l’Ouest Var- Plateau du Castellet à la CCI du Var. Une vingtaine d’hectares est déjà viabilisée. De plus, une réserve foncière offre de grandes possibilités d’expansion sur 100 hectares. Comme le parc est limitrophe des Bouches-du-Rhône, il emploie à la fois dans ce département et dans le Var. C’est un atout supplémentaire pour les entreprises qui disposent ainsi d’un marché plus important ». Comme la plupart des parcs d’activités, le Businesspark de Signes cherche à améliorer le quotidien des salariés et à valoriser le paysage. C’est ainsi qu’il a obtenu la certification Iso 14 001 et le trophée RSE PACA Parcs d’activités pour ses initiatives en faveur du développement durable.

Aroma Grasse, le parc de la filière aromatique

Pour retenir sur son territoire un savoir-faire reconnu internationalement, la Communauté d’agglomération du Pays de Grasse a choisi de donner une thématique « Parfums et arômes » au parc Aroma Grasse. « Le parc a été construit sur huit hectares à partir d’une ancienne usine industrielle aromatique, informe Richard Rios, directeur du développement économique de la Communauté d’agglomération du Pays de Grasse. Nous avons choisi d’élargir la thématique aux cosmétiques, à la pharmacie et aux biotechnologies pour attirer un plus grand nombre d’entreprises. Autre condition pour s’y implanter : posséder un laboratoire. Ce qui semblait au départ être un frein pour la vente est devenu un avantage concurrentiel : grâce à cette orientation parfums et arômes, l’attractivité du site a été renforcée ». Sur les 17 lots de 2 000 à 6 000 m2, seul un bâtiment de 1 500 m2 sur deux niveaux et sur une parcelle de 4 000 m2 reste aujourd’hui disponible à la vente. À l’intérieur du parc, la Communauté d’agglomération du Pays de Grasse prévoit également de transformer un bâtiment en hôtel d’entreprises lui aussi dédié à la filière. Il accueillera une quinzaine de start-up qui pourront louer des laboratoires et bureaux par lots de 50 m2. Livraison prévue en 2017.

Clermont-l’Hérault : la Salamane veut valoriser le paysage

Situé sur un emplacement stratégique à proximité immédiate des autoroutes A75 et A750, le Parc d’activités économiques de la Salamane à Clermont-L’Hérault (34) représente une superficie d’environ 70 hectares avec 50 hectares cessibles, dont 20 hectares sont dédiés à la logistique et 30 hectares à l’implantation de nouvelles entreprises. Quatre sociétés y sont actuellement implantées dont la plateforme logistique U. Le parc se veut ambitieux pour la protection de l’environnement. Le volet paysager y est particulièrement soigné avec six hectares de bassins de rétention végétalisés, une ceinture d’arbres à haute tige, une obligation de 20 % d’espaces plantés sur chacune des parcelles commercialisées. Enfin, le traitement de la voirie favorise une circulation douce avec des pistes cyclables et des voies piétonnes.

L’Arteparc, le parc tertiaire nouvelle génération

Photo: © DR

 

Premier parc à énergie positive en France, l’Arteparc de Meyreuil (13) se compose de 8 immeubles de bureaux pouvant accueillir 600 personnes au sein d’espaces verts préservés à 8 km d’Aix-en-Provence par l’A8. « C’est un parc qui connaît beaucoup de succès en raison de son caractère environnemental et de son emplacement qui permet d’accéder facilement à la fois à la région PACA et au Languedoc Roussillon, souligne Isabelle Corbin, directeur de Pays d’Aix Développement. De plus, les services proposés sont très appréciés des collaborateurs : covoiturage, espaces détente, bornes de recharge pour véhicules électriques, salle de sport, boulangerie, club de foot… Tout est fait pour améliorer le bien-être des salariés ». Mais ce qui fait la spécificité de l’Arteparc, c’est son système d’information Greenview, un tableau de bord sur écran géant présent dans le hall d’accueil de chaque immeuble, qui affiche en temps réel les consommations énergétiques en chauffage, ventilation, climatisation, eau chaude sanitaire et éclairage. « Ce système couplé aux toitures photovoltaïques favorise la réduction des charges, un plus pour les chefs d’entreprises actuellement », ajoute Isabelle Corbin.

Interview

Thierry Chaumont Président de l’association Convergences 13

Convergences 13 réfléchit au parc idéal de demain

Pouvez-vous présenter Convergences 13 ?

Thierry Chaumont L’association Convergences 13 fédère une quinzaine de parcs d’activités des Bouches-du-Rhône qui partagent leurs bonnes pratiques pour faire rayonner leur territoire. Il s’agit d’une plateforme d’échanges d’idées et d’actions entre zones d’activités dans le but de créer le pôle économique idéal de demain.

Quelles sont ces bonnes pratiques ?

T.C. Nous réfléchissons sur divers sujets : le fibrage des zones, la sécurité, le traitement des déchets, l’installation de bornes électrique, les déplacements interentreprises… Ce dernier sujet regroupe, par exemple, le covoiturage entre salariés et la mise en place de modes de transport permettant d’attirer les talents des départements limitrophes aux parcs.

Que peuvent faire les parcs d’activités pour attirer les entreprises ?

T.C. Ils peuvent oeuvrer pour faciliter et améliorer la vie des collaborateurs au sein des entreprises. Par exemple, au parc d’Athélia Entreprendre, que je préside, nous avons négocié des navettes gratuites pour permettre aux salariés d’aller faire leurs courses entre midi et deux, ou d’aller déjeuner en bord de mer. Nous organisons également des rencontres sportives et festives comme des activités nautiques, des concours de pétanque et des matchs de football.

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