Technopôle de l'Arbois-Méditerranée, au service de l'environnement

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Territoires
Publié le mercredi 11 janvier 2017
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Depuis 25 ans, le Technopôle de l’environnement Arbois-Méditerranée s’affirme comme l’un des plus importants centres de ressources dédiés à l’environnement et à la gestion des risques en France et en Europe.

Implanté au coeur des 11 000 hectares du plateau de l’Arbois, cette structure ne pouvait s’adresser qu’à des éco-entreprises et des chercheurs du domaine de l’environnement. Premier technopôle de France certifié ISO 14001, il favorise le développement de collaborations entre les chercheurs, les entreprises et les pôles de compétitivité en faveur du développement de projets innovants dans trois domaines d’activité : la gestion de l’eau et des déchets, la surveillance environnementale et la gestion des risques, les énergies et l’éco-construction. Près de 400 chercheurs, 900 salariés et 300 étudiants de bac + 4 à bac + 8 sont répartis dans 110 entreprises innovantes, des laboratoires de recherche, des écoles d’ingénieurs, une pépinière d’entreprises, des plateformes technologiques et des pôles de compétitivité.

The Camp, un campus tourné vers le futur

Au coeur du plateau de l’Arbois, le Technopôle de l’environnement accueille éco-entreprises de toutes tailles et chercheurs spécialisés.

À l’automne 2017 ouvrira à Aix-en-Provence, The Camp, le campus international d’innovation pour une ville intelligente et durable. Implanté sur un terrain de sept hectares au coeur du Technopôle de l’environnement Arbois-Méditerranée, ce « tiers-lieu » réunira étudiants, start-ups, managers du public et du privé pour inventer la ville de demain. Les entreprises présentes pourront développer de nouvelles technologies et des logiciels d’analyses permettant de piloter des actions en lien avec l’environnement, le transport ou l’énergie. Et ce, directement dans certaines zones urbaines de la ville qui deviendront ainsi des terrains d’expérimentation des usages urbains du futur. Au total, ce nouveau campus devrait générer 150 emplois directs et indirects, dans le management, l’administration, l’animation du lieu, les services d’exploitation et la formation.

En pole position sur les CleanTech

Pour favoriser les nouveaux projets autour du développement durable et de l’environnement, le Technopôle et ses partenaires que sont Capenergies et The Camp ont récemment été retenus pour intégrer le réseau thématique du label French Tech « Clean- Tech environnement et mobilité ». Mis en place pour deux ans renouvelables, ce réseau fédère des écosystèmes qui se réunissent trois à cinq fois par an et mettent en place des actions concrètes afin d’accroître le développement des start-ups du secteur de l’environnement. Le marché des CleanTech, qui visent à développer des produits et services tout en préservant au mieux l’environnement, est un domaine à fort potentiel qui progresse de 8 % par an en moyenne. Une soixantaine de start-ups, dont seize tech champions, ont été identifiés sur la métropole de Marseille. Déjà présentes sur la scène internationale, les start-ups accompagnées par ce groupement sont pionnières en matière de CleanTech mais aussi sur la ville intelligente, la mobilité et sur la santé liée à l’environnement. Fort de cette labellisation, le Technopôle de l’environnement Arbois-Méditerranée et ses partenaires vont axer leurs actions sur trois objectifs prioritaires : accompagner et promouvoir le tissu existant et l’amener sur les réseaux internationaux, encourager la création de projets innovants, et attirer les talents sur le territoire en améliorant sa visibilité thématique.

La sécurité, un marché porteur

Autre domaine en forte croissance actuellement : la sécurité. Le Technopôle abrite Safe Cluster, seul pôle de compétitivité dédié à la sécurité au niveau national, issu de la fusion des pôles de compétitivité Risques et Pégase. Son ambition : imaginer et construire collectivement des solutions innovantes pour la sécurité des populations et de l’environnement, de préférence à partir de vecteurs aéronautiques et spatiaux. Avec près de 7 % de croissance annuelle aussi bien en France que dans le reste du monde, la filière sécurité présente une opportunité de développement pour les entreprises adhérentes. « En coopération avec deux autres entités, le pôle Safe vient par exemple de remporter un appel d’offres pour la sécurisation des gares en région Provence Alpes Côte d’Azur, explique Géraud Parjadis, directeur du pôle Safe Cluster. Cela ne se résume pas à l’installation de portiques d’accès. Il s’agit d’analyser la situation et de proposer des solutions technologiques très pointues. La sécurité, c’est aussi une attention particulière portée aux risques d’inondation et de feu, un sujet important en région Paca.» Pour accompagner le développement des entreprises du réseau, Safe Cluster leur propose différents services, allant de l’émergence de projets de R&D à la recherche de partenaires technologiques et financiers en passant par le développement à l’international. « Nous mettons en relation les grands groupes, les PME et les laboratoires de recherche, pour accompagner les entreprises dans leurs projets, poursuit Géraud Parjadis. Nous les aidons également à l’exportation en mutualisant les efforts. Au cours de ces deux derniers mois, nous avons organisé trois missions à l’étranger pour une dizaine d’entreprises en coopération avec les acteurs de l’export, comme Business France. Tout le travail de logistique, de prise de rendez-vous et de promotion est réalisé par le pôle, afin d’alléger le travail des chefs d’entreprise. De la même façon, nous mutualisons les achats d’une façon innovante : en négociant des accès “à la carte” à des logiciels de conception assistée par ordinateur, des outils nécessaires à nos adhérents, mais qu’ils ne peuvent souvent pas acquérir sur fonds propres pour mener leurs projets innovants. Comme l’a annoncé le ministre de l’Intérieur le 20 septembre dernier, nous allons également signer une convention avec son ministère pour apporter des solutions que les petites PME ne pourraient pas promouvoir toutes seules. C’est encore un moyen de les aider à se développer. » Safe Cluster structure également les filières en émergence des dirigeables et des drones, spécialité de la région Paca. Le dirigeable fait partie des programmes de la Nouvelle France Industrielle, avec un marché potentiel de 1 à 2 milliards d’euros par an. Identifier des acteurs clés, trouver des sites pour accueillir des prototypes, lever des verrous technologiques, trouver des financements, développer les zones de tests et des formations… telles sont les missions du pôle dans ce domaine pour développer ces nouvelles filières et créer de l’emploi dans la région.

Interview

Jean-Marc Perrin
Président du Technopôle de l'environnement Arbois-Méditerranée

Président du Technopôle de l'Environnement Arbois-Méditerranée depuis près de dix-huit mois, Jean-Marc Perrin se donne pour objectif de mieux le faire connaître à l'international et en Paca.

Nous allons faire connaître nos start-ups à l'international

Le Technopôle a été labellisé CleanTech. Qu'est-ce que cette labellisation va changer ?

Elle va donner au Technopôle de l'environnement plus de visibilité, d'attractivité et de mise en réseau. Désormais, les entreprises spécialisées dans l'environnement savent qu'elles trouveront sur place toutes les compétences nécessaires pour se développer. Nous allons encore plus nous recentrer sur cette thématique.

Pourquoi créer la pépinière GreenTech ?

Nous avons profité de la fermeture du CEEI Provence, qui était en cessation de paiement, pour créer une pépinière centrée sur les CleanTech. Auparavant, la CEEI accueillait principalement des entreprises généralistes. Désormais, la pépinière recevra des start-ups spécialisées dans l'environnement, qui bénéficieront d'un accompagnement à la carte et personnalisé, d'une mise en réseau, de locaux équipés, d'ateliers techniques et d'animations thématiques qui leur permettront d'accélérer leur croissance. Les startups du domaine de l'environnement savent qu'elles auront plus de chances de réussir et de pérenniser leur activité en s'installant sur le Technopôle.

Vous avez été nommé en juin 2015 à la tête du Technopôle. Quelles ambitions avez-vous pour l'Arbois ?

Je veux faire connaître le Technopôle de l'environnement autant à l'international qu'au niveau local. Le Technopôle manque de visibilité auprès des édiles de la région. C'est pourquoi, nous avons reçu récemment le président de la Région, Christian Estrosi, le préfet de Région, Stéphane Bouillon, et nous recevrons prochainement Louis Schweitzer, commissaire général à l'investissement. Pour positionner notre tissu de PME et de start-ups vers l'international, nous nous rendrons en novembre à la COP22 à Marrakech où les chefs d'entreprise pourront faire connaître leurs technologies. Nous prévoyons également de retourner au CES de Las Vegas, le plus grand salon high-tech au monde, doté d'une puissance médiatrice incroyable. C'est une source d'opportunités sans pareil pour nos entreprises. Les débouchés commerciaux devraient, à terme, créer de l'emploi sur notre territoire.

Quels sont les développements possibles du Technopôle Arbois-Méditerranée dans le futur ?

Dans une Provence si contrainte en termes de foncier, notre Technopôle est une vraie mine d'or. Il gère trois ZAC qui ont encore un potentiel d'aménagement important. La ZAC du Petit Arbois comprend 20000 m2 de terrains à bâtir, celle du Tourillon, répartie de part et d'autre du campus The Camp, avec 60000 m2 de surface de plancher et la ZAC de la gare qui possède 100000 m2 de surface aménageable.

En chiffres

  • Le Technopôle accueille 900 salariés, 400 chercheurs et 400 étudiants (master et doctorants) répartis comme suit :
  • 110 entreprises innovantes (SP3H, Hélion, Génésis, Nhéolis, Safe technologies…),
  • 12 laboratoires de recherche (CEREGE, Collège de France, INRA, INERIS, FRB…),
  • Plus de 1 école Doctorale Sciences de l'Environnement, Aix-Marseille Université,
  • 1 master Sciences de l'Environnement Terrestre, Aix-Marseille Université,
  • 2 écoles d'ingénieurs (CESI Méditerranée, Icadémie),
  • 1 pépinière d'entreprises Green Tech
  • 3 plateformes technologiques (Halle génie des procédés, ASTERisques, ARDEVIE),
  • 1 pôles de compétitivité/PRIDES (Safe Cluster, Capénergies, Trimatec, BDM, Ea éco-entreprises, Eau, Novachim, Artémis),
  • 1 club de Business Angels (Alumni Business Angel)

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