IRCE : Du soutien à chaque étape

Actualités et conseils sur les carrières en méditérannée
Conseils et Repères
Publié le jeudi 23 novembre 2017
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En Paca, l’Institut régional pour la création et le développement des entreprises (IRCE) accompagne chaque année 450 porteurs de projet et chefs d’entreprise. Présentation.
Par Martin de Kerimel

Valider l’ensemble des aspects techniques avant de se lancer dans l’aventure de la création d’entreprise. Bénéficier d’un parcours personnalisé pour développer une société déjà existante. Acquérir de nouvelles compétences personnelles, en termes de management, d’efficacité commerciale ou de gestion financière. Comprendre les modalités de la reprise ou de la cession d’une structure économique. Sommairement, c’est ce que l’IRCE propose aux patrons, en devenir ou déjà actifs. Christophe Sivelle, directeur général, confirme : « Notre mission est 100 % focalisée sur l’entrepreneuriat ».

Une dynamique de groupe

Dans la logique de l’IRCE, il existe des opportunités partout. Chercher la poule aux œufs d’or dans un secteur particulier serait donc moins profitable que de définir une offre d’entreprise efficace pour se démarquer de la concurrence. L’accompagnement proposé est collectif : l’idée est de réunir des profils variés, en groupes d’une dizaine de personnes, pour créer les conditions d’un échange constructif sur la base de problématiques et d’ambitions communes. « Les chefs d’entreprise peuvent ainsi sortir le nez du guidon et changer de posture à l’égard de leurs difficultés. Aux porteurs de projets, nous montrons ce qu’être entrepreneur signifie. Avoir réussi comme cadre ne veut pas nécessairement dire que vous êtes capables de gérer une TPE. » L’IRCE peut intervenir dans toute la région, à partir de ses bureaux de Nice, Gap et Aix-en Provence. Grâce au soutien des pouvoirs publics, les entrepreneurs – déjà actifs ou en devenir – qui font appel à ses services n’ont fréquemment à débourser qu’une simple partie du coût de la prestation. Sur son site Internet (www.irce-paca.com), plusieurs dizaines de sociétés sont nommément désignées comme bénéficiaires de l’un de ses programmes d’accompagnement. Parmi les plus demandés : ceux qui sont consacrés aux bonnes pratiques liées aux process industriels et à l’innovation

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Interview

Bruno Ruiz
Propriétaire gérant d’une épicerie locavore à Nice

Quelles difficultés avez-vous rencontrées pour lancer votre entreprise ?

Le plus compliqué aura été d’avoir des interlocuteurs réceptifs dans la phase finale de la création de la société. L’administration pinaille toujours pour un dernier justificatif ou un document manquant. Au départ, c’est un point sur lequel les jeunes créateurs ne sont pas assez renseignés.

Vous travailliez auparavant dans la grande distribution. Une expérience profitable ?

Oui, pour ce qui était lié à l’obtention d’un prêt : je pouvais justifier d’une expérience de gestion de produits, de définition de marges, de connaissance des circuits commerciaux et du contact avec la clientèle. Pour le reste, le métier est très différent, que ce soit au niveau des quantités gérées ou des prix, de l’accueil du client, etc.

S’il fallait recommencer demain, procéderiez-vous différemment ?

Peut-être serais-je moins « malléable » avec mes fournisseurs, en leur expliquant simplement que j’ai également besoin de leur collaboration pour avancer. Aujourd’hui, je reste en contact avec les structures qui m’ont aidé. J’encourage ceux qui souhaitent créer une entreprise à utiliser ce type de services, proches des réalités du terrain et dont l’accompagnement peut être gratuit.

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